blog de asso
Monsieur le Ministre,
On comptabilise en France plus de 5000 nouveaux cas par an de personnes atteintes par la leucémie. Ce cancer du sang touche pour une grande partie des personnes jeunes, voire même des enfants en bas âge et jette dans le désarroi des familles, des proches, des amis.
Les réels progrès de la médecine sont freinés par manque récurrent de donneurs de plaquettes et de moelle osseuse pour permettre aux malades de suivre un traitement médical efficace et obtenir une réelle chance de guérison.
Comparée aux autres états européens, la France connaît un réel retard (20.3 donneurs potentiels pour 10 000 habitants contre 265.5 en Allemagne pour les dons de moelle osseuse). L'association Laurette Fugain, que nous jeunes du Lycée Industriel et Commercial Privé de Tourcoing soutenons, s'efforce de sensibiliser un maximum de français aux dons de soi.
Mais, nous qui avons moins de 18 ans, que pouvons nous faire face à ce fléau ? Légalement rien, puisqu'il faut pour être donneur de plaquettes, être majeur. Or les médecins n'hésitent pas à faire appel à des membres mineurs de la famille d'un malade pour trouver un donneur (n'est pas le cas uniquement pour le don de moelle osseuse ?). Alors pourquoi pas nous, jeunes de 16 à 18 ans ? Nous formons un public sensible à la lutte contre la maladie et nous aimerions nous investir davantage par un acte de civisme élémentaire.
C'est pourquoi, par cette pétition, nous vous demandons d'envisager de :
· Baisser l'âge l'égal de donneur de plaquettes à 16 ans au lieu de 18 ans avec l'accord parental au préalable et ce par arrêté ministériel ou amendement législatif,
· Mettre en place une véritable campagne nationale d'information sur le don de plaquettes et de moelle osseuse.
La Leucémie ne doit pas demeurer un fléau ni une fatalité. Les progrès médicaux avancent, mais en attendant un traitement totalement efficace, il faut que le nombre de donneurs augmente significativement pour permettre aux malades d'obtenir une réelle chance de rémission.
Vous remerciant pour votre soutien, nous vous prions, Monsieur le Ministre, de croire en notre plus haute considération.



